Steranko Jim (diminutif de James)

Jim Steranko

Dessinateur - Scénariste - Editeur
Reading (Pennsylvanie) 5 novembre 1938 - Etats-Unis


Jim Steranko exerce différentes activités comme bateleur de foire, artiste de music-hall, photographe, guitariste ou directeur artistique d'une agence publicitaire avant de s'orienter vers la bande dessinée en 1966.

Pour Harvey Comics, il conçoit successivement Spyman, Gladiator et Magicman. En décembre de la même année, il entre chez Marvel et encre quelques planches de Nick Fury, Agent of S.H.I.E.L.D. pour Jack Kirby. Par la suite, il reprend à son compte cette série et en assure le scénario et le graphisme. Tout en réalisant cette dernière, il participe à quelques épisodes de Captain America et de X-Men. En 1969, il écrit et dessine un récit d'horreur pour Tower of Shadows puis une bluette sentimentale pour Our Love Story. Au début des années 70, il illustre quelques couvertures de Fantastic Four et de Doc Savage, puis fonde Supergraphics, sa propre maison d'édition.

Celle-ci lui permet de publier deux ouvrages consacrés à l'histoire de la bande dessinée, Mediascene (rebaptisé ensuite Prevue), un magazine consacré à la culture populaire sous toutes ses formes (bande dessinée, roman policier, cinéma, etc.), ainsi que de nombreuses affiches et port-folios. Parallèlement, il adapte en bande dessinée le film Outland interprété par Sean Connery, et met en image Chandler, la Marée rouge (Red Tide) - ces deux dernières réalisations font l'objet d'albums en langue française aux éditions Humanoïdes Associés en 1982 et 1983.

En 1980, il conçoit les visuels du premier Indiana Jones-Raiders of the Lost Ark / les Aventuriers de l'Arche perdue, le long métrage de George Lucas et Steven Spielberg. En 1989, il dessine quelques couvertures pour Green Hornet (un comic-book proposé chez Now Comics). En 1991, il participe au story-board de Dracula, le film de Francis Ford Coppola, inspiré du roman de Bram Stoker.

En mars 1998, Vanguard Comics publie Steranko, Graphic Prince  of Darkness, une analyse rédigée par Peter DePrée et J. David Spurlock, supervisée et maquettée par l'auteur en personne. On y apprend notamment que Steranko se passionne aujourd'hui de plus en plus pour l'image électronique et l'animation sur ordinateur.


Jim Steranko s'affranchit rapidement de ses influences (Will Eisner et Bernie Krigstein) et compose une oeuvre personnelle, en dehors de tout courant graphique et de toute mode. Il déclare à propos de son métier de dessinateur : "Tout, films, radio, romans populaires, mes propres expériences de magicien, de figurant, tout cela va dans chacune de mes B.D."

Article tiré du Dictionnaire mondial de la Bande Dessinée de Larousse (édition de 1998).



 

Voir aussi : Stan Lee raconte les origines de Crâne RougeNick Fury
 
 



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