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Stan Lee raconte les origines des Super-Héroïnes ! (Paru dans Strange Spécial Origines 160bis d'avril 1983   Strange Spécial Origines 160bis des éditions Lug



Vinrent cette année-là des araignées étranges...


"Deux araignées dans le même emballage?!?" s'exclame déjà le choeur des fans. "Nooooon... C'est trop super pour être vrai !"

Allons, allons, jeunes gens, pas de remerciements ! Marvel, vous le savez, n'a jamais reculé devant aucun sacrifice. Deux araignées, donc : chose promise, chose due. Le grand, l'authentique, l'irremplaçable Tisseur, aux côtés d'une dame comme seul pouvait en évoquer le crayon de Johnny Romita...

Quelle dame ? Le petit marrant qui a crié : "Tante May" peut retourner à la case Départ. Car il s'agit, tenez-vous bien, de Madame Natacha Romanov... La capiteuse Veuve Noire !

Son cadre d'origine d'abord. Si mes souvenirs sont bons, c'est dans un épisode d'Iron Man que la merveilleuse créature fit sa première apparition en public. Elle débarquait tout droit d'U.R.S.S. où elle avait servi des années durant le régime communiste... avant de flanquer sa démission par passage à l'Ouest interposé. A l'époque, je n'arrivais pas à la cataloguer, et dans ce cas-là, mieux vaut se ménager une sortie honorable : après l'épisode de présentation, donc, la petite pouvait tourner, soit à la super-vilaine caractérisée - dans la note héroïque, tout de même ! - Mais cette période d'incertitude fut brève. La Veuve Noire ne pouvait pas être vraiment perverse. La preuve : quelle que fût l'iniquité de son rôle dans l'histoire et la revue où elle la perpétrait, on se trouvait automatiquement pris d'affection pour elle !

Les premières pages, vous ne manquerez pas de le noter, sont d'une facture différente : c'est qu'elles font ici office de résumé des épisodes précédents. Elles sont dues au génie du sublime Don Heck. On avait sûrement toute une flopée d'excellentes raisons pour adopter cette manière de faire, mais quant à préciser lesquelles... ??

Quoiqu'il en soit, à partir de la planche 4, vous pouvez y aller en toute confiance : c'est bien Johnny Romita qui se trouvait à la pointe sud du crayon responsable. La plume à encre de Chine, fut guidée d'une main sans faiblesse - vous jugerez - par Jim Mooney soi-même.


L'épisode que nous avons sélecttionné présente quelque chose de suprêmement étrange : pas l'histoire elle-même, - elle est assez facile à suivre - mais l'historique du numéro. J'avais prévu, voyez-vous, d'en faire un test définitif à l'usage de Madame Natacha. Si ça marchait comme j'avais lieu de l'espérer, on établirait la dame dans son magazine à elle, avec sa plaque en cuivre et tout le toutim. La conjoncture mondiale pensais-je, se prêtait admirablement au lancement sur le marché d'une Veuve Noire dans le genre de la nôtre.

Rien de bizarre dans tout ça, dites-vous ? Attendez, ça vient. D'abord, sachez que mes prédictions se réalisèrent et que "ça marcha" comme sur des roulettes. La Veuve Noire plut, ses pérégrinations se vendirent comme des petits pains. Normal : elle était un peu plus sexy que la moyenne des adversaires de l'Araignée. Ce nonobstant, la Veuve Noire n'OBTINT JAMAIS le magazine promis !

Pourquoi ? Ca paraît dingue, mais j'ai horreur des cachotteries. Sachez donc, fans, qu'entre-temps, l'idée nous était purement et simplement sortie de la tête. Quand on tient en main les destinées de toute une escouade d'huluberlus, une toute petite Veuve Noire, c'est la routine, que voulez-vous !

Ooooooops, minute, ça me revient ! Une série des aventures de la Veuve Noire fut bel et bien publiée chez nous, pourtant ! C'était dans Amazing Adventures, tiens, juste après la sortie de ce que vous allez lire !

D'ailleurs la carrière de la Veuve ne faisait que commencer puisqu'elle devait devenir la partenaire de Daredevil de 1971 à 1975 puis le Chef des Champions de 1976 à 1978.

L'heure est historique : vous allez refaire connaissance avec l'une des stars les plus fascinantes de la galaxie Marvel. Et ceci, dans un cadre à la hauteur du personnage central, ce qui n'est pas peu dire. Une super-héroïne égale à la plus vaillante élite de l'humanité mâle, et supérieure à tout le reste. Avec, je n'ai pas peur de le dire, une bagarre qui figure au nombre de nos meilleures réussites. Quant à la philosophie à dégager de l'épisode elle est du plus pur Marvel : l'homme et sa compagne (ou la femme et son compagnon) luttant côte à côte sur un pied d'absolue égalité !

Une B.D. entre les milliers qui paraissent chaque mois ? Oui, bien sûr... J'espère pourtant que les générations futures y verront les prémices de l'âge d'or de l'humanité : l'heure de vérité où l'un et l'autre sexe seront jugés d'après leurs actes, non au gré des hasards génétiques ayant présidé à leur naissance...




 
L'Homme Araignée avec la Veuve Noire
 
Spider-Man et la Veuve Noire
 
Spider-Man et la Veuve Noire
 
Spider-Man et la Veuve Noire
 
Spider-Man et la Veuve Noire
 
Spider-Man et la Veuve Noire
 
Spider-Man et la Veuve Noire
 
Spider-Man et la Veuve Noire
 
Spider-Man et la Veuve Noire
 
Spider-Man et la Veuve Noire
 
Spider-Man et la Veuve Noire
 



 

 
 



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