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L'histoire du progrès humain      (Article paru dans Strange 124 d'avril 1980)

Sciences et techniques reinesStrange 124 des éditions Lug


Jules Verne faisait propulser sa fusée à destination de la Lune par une sorte de canon géant. Certes, aucun organisme vivant ne résisterait au choc de départ et à l'accélération brutale, pourtant un principe était posé  : celui de l'exploration scientifique du Cosmos. Par ailleurs, certains détails techniques de son roman "De la Terre à la Lune" relèvent d'une prescience qui nous laisse pantois.


La Science-Fiction devint le genre littéraire à la mode  : même des savants tout ce qu'il y a de sérieux s'en mêlèrent. Le romancier britannique H.G. Wells, entre autres, pose de façon plausible l'hypothèse de mondes extra-terrestres habités. Dans son œuvre "La Guerre des Mondes", la Terre est envahie et l'humanité menacée par des armées de martiens à la technologie hyper-sophistiquée.


Dès la fin du XIXème siècle, le russe Constantin Tsiolkovski étudia la possibilité d'envoyer des hommes dans le cosmos. A une époque où le problème de l'aéronautique défiait tous les chercheurs, ce genre d'étude paraissait loufoque. Pourtant, Tsiolkovski parvint à poser l'équation qui définit le mouvement des missiles, et établit les plans d'une fusée à étages. On le considère aujourd'hui comme le père de l'astronautique.


Sa pierre d'achoppement, c'était la source d'énergie capable d'arracher un véhicule à l'attraction terrestre. Là, Tsiolkovski dut s'avouer battu  : rien de suffisamment puissant n'existait encore. On s'efforçait cependant de tirer le maximum des sources d'énergie déjà connues. Les bateaux étaient devenus de véritables villes flottantes, toujours plus rapides et l'amélioration des communications dynamisait la recherche scientifique.


Ballons et montgolfières avaient connu un succès certain. Pourtant, le vieux rêve d'Icare n'était pas mort  : l'homme tentait toujours de voler... avec des ailes  ! Ayant passé des années à étudier le vol des oiseaux de mer, Otto Lilienthal engloutit sa fortune et consacra sa vie au service de son idéal. Ses diverses réalisations ressemblent à des cerfs-volants compliqués. C'est d'ailleurs en les expérimentant qu'il trouva la mort.


L'adjonction d'un moteur à la carcasse ailée constitua le progrès suivant. Ce fut l'ingénieur français Clément Ader qui eut l'idée d'adapter une machine à vapeur à un appareil aux vastes ailes de toile calquées sur celles de la chauve-souris. Trop lourd, l'engin retomba au sol après quelques mètres de vol. Une conclusion se dégageait de l'expérience  : la vapeur n'était pas l'idéal  : il fallait trouver autre chose.



Pendant ce temps, l'électricité avait donné naissance à une foule de commodités modernes  : le télégraphe, en particulier, reliait maintenant la plupart des grandes villes, des pays et même des continents. Les premières expériences sur l'enregistrement des sons avaient été menées à bien. Déjà, en ce début du XXème siècle, le téléphone était un luxe relativement répandu. L'éclairage électrique permettait à l'homme de prolonger ses activités.


La photo et l'enregistrement de la parole constituant des auxiliaires précieux à la mémoire humaine, le rythme des découvertes s'accéléra. On cherchait à présent à fixer sur la pellicule non plus une image fixe, mais le mouvement des êtres et des objets. L'invention du "cinématographe" reste liée à deux Français, les frères Lumière, qui en perfectionnèrent la technique et la vulgarisèrent auprès des masses.


Depuis longtemps, les Chinois connaissaient le pétrole, mais ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle qu'on se mit à l'exploiter industriellement par forage de puits en Pennsylvanie. La vie humaine allait s'en trouver bouleversée. A l'origine, le pétrole ou ses sous-produits furent employés uniquement pour le chauffage. Mais sa vraie vocation n'était pas là  : le gaz et l'électricité l'eurent bientôt supplanté dans ce domaine.


L'automobile à vapeur ne donnait pas toute satisfaction  : elle était pesante, sale, et le combustible posait des problèmes de stockage. Conscients de ces défaillances, les ingénieurs découvrirent enfin un principe nouveau  : l'énergie produite par l'explosion d'une masse de gaz pouvait actionner un axe entraînant les roues du véhicule. Il s'agissait bien sûr du moteur à explosion. L'automobile commençait sa vraie carrière.


Ce même moteur allait enfin permettre à l'homme de s'élever dans les airs. Deux américains, les frères Wright, conçurent une machine volante comportant deux hélices mues par des moteurs à combustion interne. Expérimenté en décembre 1903, l'engin s'éleva à 3 mètres du sol et parcourut ainsi une distance de 30 mètres  ! Ce n'était qu'un début et de nombreuses vies humaines allaient êtres sacrifiées à la cause de l'aéronautique.


 
 



 
 
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