Scarce est édité depuis 1983 par l’Association Saga.



Ce « journal au goût américain » parle en majorité des super-héros, mais accorde aussi une place aux comics indépendants ou underground. Scarce est un fanzine, autrement dit il est réalisé par des amateurs n’ayant pas une formation de journaliste et sa périodicité est quelque fois irrégulière. Cependant, Scarce soutient largement la comparaison à côté d'autres publications dites professionnelles.

Jean Wacquet et Jean-Paul Jennequin, qui ont participé au magazine dans les années 1990, exerçaient parallèlement une activité liée à la bande dessinée. Le premier, à l’époque gérant de la librairie spécialisée en comics Dangereuses Visions à Lille, est devenu directeur de collection chez Soleil Productions. Le second, qui était auteur et éditeur de la série "Les Folles Nuits de Jonathan", a poursuivi une carrière de journaliste et de traducteur ; on lui doit notamment les traductions françaises de "Réinventer la bande dessinée" (Vertige Graphic, 2002) ou "American Splendor" (Çà et là, 2009).

Parmi les autres collaborateurs bénévoles de Scarce, plusieurs ont appliqué leur expérience acquise dans le fanzinat au monde de l’édition professionnelle. Après avoir été directeur éditorial chez Semic, Thierry Mornet est devenu directeur de la collection "Contrebande" chez Delcourt ; il est en outre rédacteur en chef du bimestriel Star Wars, la saga en BD de ce même éditeur. Jean-Marc Lainé a suivi un parcours parallèle puisqu’il a été successivement responsable éditorial chez Semic et directeur de la collection "Angle Comics" chez Bamboo. Olivier Thierry, qui a déjà occupé ces fonctions pour Scarce, est directeur de la publication et rédacteur en chef de "Zoo", magazine d’information gratuit auquel contribuent également Michel Dartay, Egon Dragon, Jean-Marc Lainé et Jean-Philippe Renoux, anciens ou actuels chroniqueurs du fanzine.


Jean-Paul Jennequin et Jean-Marc Lainé ont par ailleurs chacun écrit (ou co-écrit) une étude consacrée aux comics dans la "Bibliothèque des miroirs des Moutons électriques", respectivement "Alan Moore : Tisser l’invisible" (2010) et "Frank Miller : Urbaine tragédie" (2011).


 
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Comic Box a connu une première série mensuelle de 35 numéros (plus un numéro zéro) entre 1998 et 2001, suivie de trois numéros Comic Box Annuel parus en 2002, 2003 et 2004. Au début de 2005, la revue Mad Movies a publié un hors-série spécial comics, intitulé L’Odyssée des super-héros. Ce hors-série constituait le numéro zéro d'une troisième série bimestrielle de Comic Box qui fut lancée l'été 2005. Au numéro 45, la revue a repris la numérotation à la suite de la première série.

Si la structure rédactionnelle, apportée par la société Full FX, n'a pas varié depuis les débuts, le magazine est passé par plusieurs éditeurs et plusieurs formats successifs. La première mouture (de 1998 à 2001), mensuelle, au format comics, était éditée par TSC (un acronyme signifiant "Tout Sauf Cochon"). Les annuels (de 2002 à 2004), en grand format cartonné, étaient publiés par les Edition USA et vendus uniquement dans les librairies de bande dessinée. La version actuelle (depuis 2005), bimestrielle, de grand format, a été initiée par Custom Publishing (Mad Movies) en 2005 et reprise en 2007 par Panini au numéro 46.

Assez comparable au magazine spécialisé Wizard, Comic Box présente des brèves sur les futures sorties, des rubriques d'actualité, des interviews d'auteurs et des épisodes inédits de comics. Là où il se démarque de son homologue américain, c'est par les rubriques de fond comme "Le héros oublié" ou "Dr. Psycho".
 
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Couverture de Beaux Arts Hors Série 12 intitulé Un siècle de BD américaineBeaux Arts Hors Série 12 de Août 2010. 146 pages - 7,50 Euros.

Page 3 : Edito

Page 4-5 : Sommaire

Page 6 : Les cases de l'Oncle Sam - Fin de siècle ou partie gratuite ? (Vincent Bernière).
A cheval entre l'art et le commerce, le comic book a toujours précédé de quelques années les principales évolutions de la BD mondiale au XXème siècle. Certains créateurs ont tiré leur épingle du jeu, d'autres se sont fait exploiter par les majors. Et demain ? 

Page 15 : Une souris et des hommes. La véritable histoire de Mickey Mouse (Stéphane Beaujean).
Héros de dessin animé, créature de papier, symbole d'une multinationale tentaculaire, Mickey Mouse a éclipsé les hommes qui l'ont fait naître. Le symbole d'une Amérique passée maître dans l'art du divertissement populaire.

Page 22 : Frank King et Gasoline Alley. Le trésor caché de la BD (Vincent Bernière).
Il a mis sa vie dans ses BD au point d'en faire le principe premier de sa bande. Adulés par la nouvelle génération, les oeuvres de Frank King sont pourtant difficiles à trouver.

Page 26 : Snoopy, Prince Valiant, Nancy, les EC comics... Le carton des rééditions (Vincent Bernière).
Les nouvelles éditions de bandes dessinées classiques fleurissent aux Etats-Unis. Un retour aux valeurs sûres initié par l'éditeur Fantagraphics, qui publie l'intégrale de Snoopy & les Peanuts. Rencontre avec l'un de ses fondateurs, le passionné et passionnant Kim Thompson.

Page 39 : Le mythe du superhéros. Super ou ordinaire ? (Philippe Nassif).
Depuis Spider-Man évoluant entre les tours du World Trade Center jusqu'au Captain America en guerre, le superhéros en dit long sur la culture occidentale, notre désir de pouvoir et la folie qui va avec.

Page 44 : Superman, Iron Man, Watchmen... Les surhommes crèvent l'écran (Léonard Haddad).
Né en 1978 avec Superman de Richard Donner, le film de superhéros s'est imposé depuis les années 1990 comme un genre dominant du cinéma américain, sur le plan commercial et technologique. Pour le meilleur et pour le pas terrible.

Page 49 : Stan Lee, le storyteller. Celui qui a tout inventé (Romain Brethes).
Spider-Man, Hulk, le Surfer d'Argent, les X-Men... c'est lui. Mais Stan Lee a surtout créé un mythe éternel : le superhéros pour adolescents.

Page 53 : Les origines de Spider-Man par Stan Lee et Steve Ditko.
Dès son apparition dans Amazing Fantasy 15, en 1962, on connaît les origines de Spider-Man, le superhéros ado. Mais qui dit super-pouvoirs dit aussi super-responsabilités...

Page 66 : Crumb, Shelton et les hippies de la Côte Ouest, la révolution underground (Vincent Bernière).
A la fin des années 1960, quelques dessinateurs hyperdoués brisent les tabous en abordant le sexe, l'usage des drogues et la politique. Un séisme esthétique dont la bande dessinée et le monde de l'art ressentent encore aujourd'hui les secousses.

Page 74 : Les reportages de Peter Bagge. Le petit rapporteur (Bob Stone).
Dans ses reportages en bande dessinée, Peter Bagge croque les Etats-Unis avec fureur. Un nouveau type de journalisme, issu de la free press, et totalement indépendant.

Page 82 : Les premières BD pornographiques. Les Tijuana Bibles (Bob Stone).
Dessinées dans les greniers, trimballés dans les poches des jeans et vendues sous le manteau, ces petites bandes dessinées de huit pages ont éduqué sexuellement les papas du baby-boom. Drôle et explicite.

Page 87 : Les pin-up de Jack Cole. Vertiges de l'amour (Stephane Beaujean).
Sensuelles, spirituelles et coquines, les petites femmes de Jack Cole ont fait tourner les têtes. Un style inimitable qui a signé les grandes heures de Playboy.

Page 90 : Les ficelles de John Willie. Le maître du bondage (Vincent Bernière).
Avec son héroïne entravée Gwendoline, John Willie a créé un chef-d'oeuvre de bande dessinée érotique. Une élégance intemporelle et raffinée.

Page 100 : Le plus grand magazine satirique, la folle histoire du journal MAD (Bob Stone et Nikola Acin).
Depuis un demi-siècle, le magazine MAD défraye la chronique avec ses propos impertinents, ses caricatures de génie et son goût immodéré pour la provocation. Un ovni dans la presse américaine.

Page 107 : Bill Watterson, le créateur de Calvin & Hobbes. "Je voulais faire de la BD, pas diriger un empire" (Bill Watterson).
En 1995, Bill Watterson arrête Calvin & Hobbes et s'attaque à la peinture. Une attitude radicale pour un créateur de génie qui a toujours refusé que l'on exploite commercialement ses personnages. Il s'en explique ici dans un texte inédit en français.

Page 110 : Richard Thompson et sa bande. L'enfance en héritage (Bob Stone).
Fan de Krazy Kat et de Calvin & Hobbes, Richard Thompson a renouvelé l'humour des strips familiaux avec Cul de Sac, son héroïne, est la petite soeur moderne de Fifi Brindacier.

Page 118 : Une étude d'Art Spiegelman, la première BD sur la Shoah (Art Spiegelman).
Publié en 1955, Master Race de Bernard Krigstein est un chef-d'oeuvre. L'histoire d'un ancien nazi rattrapé par son passé. Art Spiegelman s'en est inspiré pour Maus. Il revient ici sur cette oeuvre méconnue, dans un essai inédit en français et une analyse critique détaillée. Magistral.

Page 129 : Mazzucchelli, de Batman à Kafka, le retour du fils prodige (Stéphane Beaujean).
David Mazzucchelli est un virtuose du dessin. A ses débuts, il fit du superhéros, avant de virer sa cuti pour le roman graphique. Il revient aujourd'hui après quinze ans d'absence.

Page 132 : Tim Lane et le mythe américain. Toujours sur la route (Bob Stone).
A la fois dessinateur et romancier, Tim Lane puise ses sources chez les auteurs de la beat generation. Une oeuvre au noir et des illustrations en couleurs.

Page 143 : Hit-parade. Le top 40 de la BD américaine.
Romans graphiques, comic strips, superhéros... La rédaction de Beaux Arts vous présente la crème de la crème de la BD américaine. A noter : tous les titres présentés ci-dessous sont disponibles en français.
 

 



 
 
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