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Lug

 

Le dieu Lug

Nos ancêtres les Gaulois, qui posèrent tant de problèmes à César, ne possédaient en fait pas vraiment un panthéon qui puisse très exactement être comparé à celui de la Rome ou de la Grèce antique. On n'y trouve en effet aucun dieu supérieur, aucun chef de la tribu des divinités, qui puisse un tant soit peu engendrer une esquisse de hiérarchie. Faute de mieux trouver, César assimila donc Lug, une divinité gauloise un peu prépondérante, au Mercure des Latins. Contrairement à ce que l'on peut souvent trouver dans les écrits d'auteurs un peu en mal de poésie, Lug n'est pas un dieu essentiellement guerrier. Il figure avant tout la stratégie et l'intelligence ; la défense comme l'attaque. C'est un excellent joueur d'échecs. Il est aussi le symbole de l'intelligence universelle. Dans les légendes, il était aussi bien métallurgiste que charpentier, devin , aubergiste, musicien ou médecin. Il était "maître" dans tous les arts. C'est une sorte de génie universel particulièrement apte à entrer en communication avec "l'intelligence supérieure". Cette sorte de suprématie dans tous les domaines possibles a forcé César à voir en lui le Mercure romain, d'autant que comme Mercure, Lug est le bon génie des négociants. Le fait que les Gaulois prétendaient que nul homme n'aurait pu supporter la vue du visage de Lug a contribué à cette primauté. Lug, c'est avant tout la force de la lumière des étoiles, de la luminosité stellaire.
 

Lug était le protecteur de La Lyon antique (Lug a donné Lugdunum, soit Lyon, qui signifie "ville fortifiée de Lug"). Or, Lyon a toujours été une ville de négoce et de commerce, naturellement baignée par le passage de deux grandes rivières très navigables, le Rhône et la Saône. Lug avait donc un rapport avec l'activité et la prospérité économiques.

 

On remarquera, pour ce qui est du devenir de Lug, que le clergé catholique romain fit de Lyon la capitale des Gaules. L'archevêque de cette cité est d'ailleurs toujours le primat des Gaules. Ce sort particulier qui fut celui de la cité de Lyon nous renseigne à l'évidence sur le rôle qu'elle devait jouer autrefois comme capitale religieuse de la Gaule païenne. L'association intime au nouveau culte aura permis de juguler ces anciennes croyances sans avoir à s'y heurter, simplement en les canalisant. Déjà en leur temps, les empereurs romains avaient eu du mal à fixer en Mercure le culte rendu par les autochtones gaulois à Lug. Comme la fête de Lug était rendue les 1er août, l'empereur Auguste choisit cette date comme celle de la célébration de son... auguste personne comme divinité impériale.

 

Les traces des cultes rendus à Lug

Mais, Lug n'était pas qu'à Lyon. Là où il fut impossible de récupérer les cultes qui lui étaient rendus, on l'associa donc à Lucifer. Charlemagne et son fils Charles le Chauve furent de véritables empereurs anti-lugiens, comme le prouvent les nombreux décrets qu'ils émirent, au long de leur règnes, pour tenter de juguler les vieilles croyances païennes.

 

C'est ainsi que les sites autrefois lieux de dévotions à Lug peuvent aisément se reconnaître, soit à leur racine étymologique "Lug", soit au fait qu'ils aient été diabolisés, et fassent continuellement référence au diable.


 





 
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