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Jean-Yves Mitton, Lug et Mikros


Jean-Yves Mitton, le créateur de Mikros, Epsilon, Cosmo, Kronos pour les éditions Lug

Les premières BD découvertes par Jean-Yves Mitton (voir une interview parue dans Titans) au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale sont Tarzan, Mickey, Pim Pam Poum, Hurrah, L'Intrépide, Blek le Roc, Tex Willer. Au début de l'adolescence, quand il suit des cours aux Beaux Arts, il lit des BD belges, dont Tintin.



Il arrive chez Lug, au 6 rue Emile Zola, en octobre 1961. Il a seize ans. A l'époque il avait le choix entre quatre maisons d'éditions sises à Lyon : Impéria (Garry, Buck John, Oliver), Les Remparts d'Aynay (Akim, Capitaine Swing), Mouchot et Lug. Il a choisi Lug. Il débute dans l'atelier de retouches (avec une période d'essai de 3 mois), qui ne chôme pas, car la commission de censure est très sévère. Son outil de prédilection est le pinceau. En retouchant les planches de grands dessinateurs américains, il assimile en même temps leurs technniques, qu'il incorpore alors à son propre style graphique. Rien de tel pour évoluer et progresser rapidement.
Buck John des éditions Imperia



A la fin des années soixante, les éditions Lug publient les super-héros Marvel. Les ventes sont alors impressionnantes. Manquant de matériel, Mitton et ses collègues demandent la permission d'écrire des histoires utilisant les super-héros américains. C'est ainsi qu'il va réaliser deux histoires de Spider-Man (voir sa fiche Marvel Universe) et autant pour la Torche Humaine. Puis deux épisodes du Surfer d'Argent avant que Marvel s'en mêle et interdise catégoriquement ces plagiats.





Il quitte l'atelier de retouche en 1972 et devient pigiste, toujours pour les éditions Lug. Son travail d'auteur va alors débuté.





C'est alors qu'est décidé la création de super-héros "made in France". Mikros est alors sorti de l'imagination de Mitton. Le concept qu'il voulait utiliser était le rapetissement. Comme dans le film "L'Homme qui rétrécit", il voulait que le moindre insecte, animal ou objet quotidien deviennent un danger de mort pour son héros. Cela serait bien entendu contrebalancé par l'acquisition de super-pouvoirs pendant la transmutation en super-héros. Ainsi est né Mikros. Mitton ne veut pas un héros, mais trois. Cette série étant avant tout destinée aux jeunes, il veut prendre comme modèle leur mode de vie en bande, avec leur solidarité et leurs antagonismes qui génèrent parfois des conflits. Naissent ainsi Crabb et Saltarella, l'élèment féminin du groupe.
Mikros, Crabb et Saltarella de Mitton




En signant sa série du pseudonyme de John Milton, Mitton s'est mis au diapason de la mode de l'époque, qui était au tout américain, comme les noms des chanteurs et autre vedette dans le coup.





Il a signé de son véritable nom quand Mikros a vécu des aventures en Europe (Suisse, Sud de la France, région lyonnaise), car les scénarios s'inspiraient alors d'endroits qu'il connaissait ou qui étaient proches, d'où une plus grande maîtrise, une plus grande implication dans ces créations.




Avec 70 épisodes, Mitton estime avoir été au bout de son inspiration sur Mikros. Il a ensuite créé Epsilon, une série ayant une filiation avec Mikros, mais se déroulant dans un Paris post-apocalyptique. Car Epsilon n'est autre que le fils de Mikros et Saltarella. Epsilon recherche sa mère disparue et se heurte à son père adpotif, le Maître Psi. Dans Mikros, le Psi était un comte désabusé, un playboy qui séduisit Saltarella, alors dans le sud de la France. Dans Epsilon, c'est un despote, un tyran. La Terre ne lui suffit plus et il veut conquérir d'autres mondes.
 
 
 


 

 
 



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