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Iron Man 1 à 115  1ère partie (Tiré de Scarce 39)
 


Installé dans son propre comic book, Iron Man affronte l'obligation de paraître tous les mois tout en continuant à se renouveler. Durant les années 70, le vengeur d'acier n'est pas toujours à la hauteur.



Par une de ces bizarreries de l'édition comme il s'en trouve parfois, Iron Man ne passa directement de Tales of Suspense à son propre comic book. Il est probable que la démultiplication de Tales of Suspense en deux titres fut une décision hâtive. Il restait donc un épisode court à caser. Comme le même problème se posait vraisemblablement à Tales to Astonish, on vit donc apparaître, en date d'avril 1968, un Iron Man and Sub-Mariner qui ne connut qu'un unique numéro. Il contenait deux histoires de onze pages, chacune la suite des feuilletons amorcés dans Tales of Suspense et Tales to Astonish. Dès le mois suivant, la situation s'éclaircit avec la parution de Sub-Mariner 1 et Iron Man 1.

Iron Man and Sub-Mariner 1
Iron Man 1 conclut la lutte d'Iron Man contre la Maggia et l'A.I.M. entamée dans Tales of Suspense. C'est aussi le dernier numéro dessiné par Gene Colan. Comme il s'agit d'un numéro 1, l'origine du personnage est donnée sous une forme condensée de trois pages. A partir du numéro 2, Iron Man est dessiné par Johnny Craig, ancien d'EC et de Warren, sans doute amené sur la série par Goodwin. Dessinateur assez lent, Craig ne suit pas le rythme mensuel et cède la place, dès le numéro 5, à George Tuska, tout en conservant l'encrage pendant près de deux ans.



George Tuska entame avec Iron Man une relation qui va durer dix ans, avec des interruptions plus ou moins longues. En 1968, c'est déjà un vieux de la vieille puisqu'on trouve sa signature dans des Crime Doesn't Pay de l'immédiat après-guerre et qu'il travaille sur le strip Buck Rogers dans les années 50. C'est sans doute le déclin des comic strips d'aventure dans les années 60 qui l'amène à revenir au comic book. Il sera un des piliers de Marvel dans les années 70, ce qui le conduira hélas souvent à bâcler. Ceci dit, ses deux premières années d'Iron Man, période durant laquelle il se consacre presque uniquement à la série, sont tout à fait honorables. Qui plus est, l'encrage de Craig accentue la force et le dynamisme des crayonnés de Tuska.






Iron Man par George Tuska

Archie Goodwin se trouve confronté au problème qui hante les scénaristes Marvel pratiquement depuis 1965 : faire évoluer la bande tout en conservant ce qui en fait le succès. La gageure est impossible à tenir puisque le principal intérêt des comics Marvel est l'évolution des personnages. Si les héros "évoluent" sans changer vraiment, la série tourne en rond, et c'est bien ce qui se passe pour Iron Man durant toutes les années 70.



En mariant Pepper Potts et Happy Hogan et en leur faisant quitter la série, Stan Lee a privé la bande de ses deux principaux personnages secondaires. Jasper Sitwell remplace avantageusement Happy pour donner la réplique à Tony Stark dans les scènes d'action. Et Goodwin donne à Stark une nouvelle petite amie en la personne de Janice Cord. La blonde Janice est la fille de l'industriel Drexel Cord, concurrent malheureux de Stark qui décide de se venger de son rival à l'aide d'un robot, the Demolisher (Iron Man 2). L'affaire tourne mal pour Drexel, qui périt après avoir compris l'inanité de son désir de vengeance. Janice pardonne vite à Tony Stark la part de "responsabilité" qu'il pourrait éventuellement avoir dans la mort de son père. Elle est visiblement fascinée par Tony et l'attirance est réciproque. Non seulement les deux tourtereaux sont du même monde - celui des riches - mais la jeune femme est intelligente et courageuse. La seule crainte de Tony est de mettre en danger la vie de celle qu'il aime. Rien de nouveau : il avait déjà sacrifié Pepper à cette crainte. Mais cette fois l'attirance est beaucoup plus forte et aucun rival sérieux ne se présente.



The Night Phantom

Du côté des ennemis, Iron Man se partage entre ses adversaires traditionnels (the Freak, The Unicorn dans un nouveau costume, the Mandarin, the Crusher...), quelques antagonistes issus d'autres séries comme the Gladiator (venu de Daredevil) et the Red Ghost (emprunté à Fantastic Four), et quelques rares créations. Dans ce domaine, The Night Phantom (Iron Man 14) reste anecdotique mais the Controller (Iron Man 12 et 13) fera une carrière honorable de super-criminel secondaire.

La période Goodwin, qui dure jusqu'au numéro 28, daté d'août 1970, contient plusieurs événements marquants.








 

Voir aussi : L'Age de Bronze / Archie Goodwin / Iron Man dans Strange 48 / Gene Colan / Iron Man / Iron Man dans Tales of Suspense / John Romita Jr / L'Age d'Argent des comics / Le Mandarin / Le mensuel Strange / Les comics américains / Madame Masque / Namor le Prince des Mers / Nova 90 / Scarce 39 / Scarce 40 / Stan Lee / Strange 109 / Strange 114 / Strange 137 / Strange 138 / Strange 173 / Strange 81 / Strange 87 / Strange Spécial Origines / Tuska George / Les Vengeurs / Iron Man 1 à 115 (2) / Iron Man 1 à 115 (3) / Iron Man 1 à 115 (Fin) / Des super-héros qui doutent d'eux-mêmes / Don Heck / Strange 125 / Voici venir les Avengers (1) / Modok / La Guêpe / Interview de Denny O'Neil  /  Stingray  /  Steve Englehart  /  Interview de Gene Colan (1)  /  Stan Lee raconte Iron Man face à Namor
 



 
 
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