Iron Man 1 à 115  Partie 3  (Tiré de Scarce 39)

 
Cette époque, qui correspond aux années 1971 et 72, est très chaotique pour le titre. Gerry Conway cherche à lier thématiquement Iron Man à Daredevil, dont il écrit aussi les scénarios, par le biais du criminel Mr Kline. Il ne produit qu'une histoire décousue, absolument pas maîtrisée et, par endroits, aussi incohérente qu'ennuyeuse. Cette pitoyable pantalonnade manque de provoquer l'arrêt du titre.


Iron Man 44En effet, avec les numéros datés de novembre 1971, Marvel fait passer ses comics de 15 à 25 cents, tout en augmentant la pagination de trente-deux à quarante-huit pages. La proportion de pages de BD passe alors de vingt à trente-quatre. Le même mois, on annonce l'arrêt d'Iron Man, dont les aventures sont censés se poursuivre dans Daredevil, à raison de treize pages par mois (les vingt autres étant consacrées au héros-titre). Heureusement pour Iron Man, la formule à 25 cents est abandonnée dès le mois suivant. Les comics retrouvent leur pagination habituelle et un prix de 20 cents. Iron Man devient bimestriel et le numéro suivant (le 44, daté de janvier 1972), contient l'histoire de treize pages prévue pour Daredevil et une back-up de Ant-Man.


Iron Man ne reste bimestriel que le temps de trois numéros, reprenant son rythme mensuel à partir du 46. Les numéros 45 et 46 sont écrits par Gary Friedrich et riches en péripéties. Marianne Rodgers, qui a découvert la double identité de Tony Stark, accepte la proposition en mariage de celui-ci. Jaloux de leur amour, Kevin O'Brian revêt son armure, prend le nom de Guardsman et s'allie à des actionnaires en révolte. L'affaire culmine en un affrontement avec Iron Man au cours duquel Kevin trouve la mort.


Malgré ce nouveau deuil, destiné visiblement à éliminer un personnage devenu encombrant, la Marvel semble décidée à faire repartir la série du bon pied. Roy Thomas envisage de reprendre le scénario mais ne réalisera qu'un seul numéro, le 47, où l'origine d'Iron Man est redessinée par Barry Smith. Tuska est de retour dès le numéro suivant, en compagnie de Mike Friedrich (le frère de Gary) qui restera sur la série jusqu'en 1975.




Pendant son séjour sur le titre, Mike Friedrich essaie de rétablir une ligne directrice dans une continuité devenue bien embrouillée. Tony Stark reprend le contrôle de son entreprise (numéro 48), puis rompt ses fiançailles avec Marianne Rodgers, qui s'est révélée peu fiable lors de combats contre le Super-Adaptoïd. Déjà déstabilisé par ses pouvoirs, Marianne, très choquée par cette rupture, va peu à peu sombrer dans la folie.


L'année 1973 voit l'introduction de Thanos dans l'univers Marvel au cours d'un épisode co-écrit et dessiné par Jim Starlin mais surtout, le retour de Pepper Hogan comme secrétaire de Tony Stark et le début de la reconversion des industries Stark. Mike Friedrich, comme les jeunes de sa génération, est conscient que les armes fabriquées par Stark sont utilisées au Viêt-Nam, dans un conflit de plus en plus impopulaire auprès de l'opinion américaine. Le héros continue sa prise de conscience entamée durant la fin de la période Goodwin et abandonne la production d'armes pour des technologies civiles plus inoffensives, en particulier à buts écologiques. Au numéro 59 apparaît Roxanne Gilbert, soeur du Firebrand. Tout en partageant son hostilité vis-à-vis de la société, elle a choisi la voie de la non-violence. Petit à petit, Tony Stark va se sentir attiré par elle mais celle-ci ne voit en lui que l'ancien marchand d'armes.


Friedrich écrit des histoires riches en action, aux super-ennemis peu mémorables mais avec une bonne dose de soap-opera. En particulier, Happy Hogan accepte mal que son épouse ne reste pas au foyer et les problèmes conjugaux des Hogan occuperont le devant de la scène des numéros 61 à 66, période durant laquelle Tony lui-même n'a guère d'affaires sentimentales. Mike Esposito a succédé à Vince Colletta à l'encrage (il est déjà apparu en 1969 sous le pseudonyme de Joe Gaudioso) et les aventures du vengeur doré se laissent regarder autant que lire. Il faut remarquer qu'en général, les années 1973 et 1974 ne sont pas exceptionnelles pour la maison Marvel et Iron Man ne se détache pas du lot.


A partir du numéro 68 (juin 1974) va se développer une guerre des super-criminels à l'instigation du Black Lama, énigmatique personnage apparu dans Iron Man 53. Un certain nombre de super-bandits sont amenés à concourir pour un globe de puissance proposé par le Black Lama. L'histoire ne se conclura qu'au numéro 81, après de nombreux retards, des digressions et l'insertion de numéros de réédition (76) ou de remplissage (77 et 79). Qui plus est, le titre est bimestriel des numéro 70 (septembre 1974) à 74 (mai 1975) et George Tuska est remplacé au dessin par Arvell Jones à partir du numéro 73...




 

Voir aussi : L'Age de Bronze / Archie Goodwin / Iron Man dans Strange 48 / Gene Colan / Iron Man / Iron Man dans Tales of Suspense / John Romita Jr / L'Age d'Argent des comics / Le Mandarin / Le mensuel Strange / Les comics américains / Madame Masque / Namor le Prince des Mers / Nova 90 / Scarce 39 / Scarce 40 / Stan Lee / Strange 109 / Strange 114 / Strange 137 / Strange 138 / Strange 173 / Strange 81 / Strange 87 / Strange Spécial Origines / Tuska George / Les Vengeurs / Iron Man 1 à 115 (1) / Iron Man 1 à 115 (2) / Iron Man 1 à 115 (Fin) / Des super-héros qui doutent d'eux-mêmes / Don Heck /
 

 



 
 
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