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Une interview de Dennis O'Neil, scénariste de Iron Man et de Daredevil

 
Dennis O'Neil


Dennis O'Neil a déjà dix huit ans de carrière derrière lui. Il a à son actif des scénarios de l'Araignée, Superman, Batman, Dr Strange, Captain Marvel, Daredevil et Iron Man. Il se considère plus comme un "écrivain travaillant pour la bande dessinée" que comme un "scénariste de B.D.". Il a écrit des scénarios pour la télévision, le cinéma, des nouvelles, des articles pour différentes revues. Il a été reporter, journaliste, commentateur de radio et conférencier.



Dans vos derniers scénarios d'Iron Man, Tony Stark semble être sur la voie de la guérison.

Pour être sincère, Tony ne sera jamais guéri. Le drame avec l'alcoolisme est que c'est une maladie incurable. Un alcoolique peut rester sobre pendant dix ans. S'il reboit un seul verre il subira autant de dégâts que s'il ne s'était jamais arrêté.


Quelle sorte d'homme est Tony Stark ?

Iron Man est une machine et Stark, qui l'a créé, ma rappelle Howard Hughes. J'ai étudié à fond les ordinateurs pour comprendre la mentalité de ce genre de gens. Tony est enclin à faire le bien, mais sa notion du bien est conventionnelle. Il ne l'a jamais remise en question. Je considère son physique, sa richesse, sa célébrité comme des écrans entre lui et les autres. Il se cache derrière eux comme il se cache derrière son armure. Malgré son succès auprès des femmes, c'est un solitaire et il n'a jamais eu d'ami masculin avant sa rencontre avec Rhodey.
Le fait d'avoir perdu sa fortune à cause de son alcoolisme, va le changer. Ayant besoin des autres, ses défenses deviennent plus perméables. Il sera plus lucide envers lui-même, plus responsable. Même s'il reconquiert sa richesse, il l'évaluera à sa juste valeur et n'en sera plus l'instrument.
Les Erwin vont prendre une grande importance. Clytemnestra aidera beaucoup Tony dans ce tournant de son existence.


Daredevil est très différent d'Iron Man ?

C'est l'antithèse. Iron Man est le plus "technologique" de nos personnages. Daredevil le plus humain. Il est intuitif, équilibré. Dans les prochains épisodes nous approfondirons ses pouvoirs, car le mot "radar" est employé à tort. Le radar émet des ondes sonores qui, réfléchies par les objets, permettent de les localiser. Or, Daredevil est en osmose avec la ville, il la sent comme à travers une transe et il peut ainsi se situer par rapport à son environnement.



Quels projets avez-vous pour Daredevil ?

Sa vie va changer. Nous allons essayer de cerner ses problèmes. Sa double identité est source de conflit, car Matt est un homme de loi alors que D.D. est un vigile et c'est contradictoire.
Mais la plus grande nouveauté à propos de Daredevil c'est David Mazzucchelli. Je suis enthousiasmé par les idées qu'il a. Il est vraiment brillant et il s'améliore à chaque page. Il dessine formidablement bien tout en servant l'histoire. C'est fantastique.


Comment travaillez-vous ?

Avant, je préparais l'évolution de mes personnages six mois à l'avance, et ensuite je les faisais entrer dans ce cadre. Maintenant je travaille d'une façon plus "littéraire" ; ce sont mes personnages qui conduisent l'action.


Ecrivez-vous tout le scénario ?

J'aime écrire moi-même mes histoires. Cela me permet de les modifier en cours de route. De plus, Luke ou David ne sont pas toujours disponibles. Ceci dit, je préfère jeter les bases du scénario en leur présence. Certains dessinateurs aiment y participer, d'autres non. Je m'adapte à leur façon de travailler. Il me faut, en général, trois séances pour les connaître.
J'aime travailler avec Luke et David parce qu'ils sont concernés. La façon de s'habiller, de se comporter, les attitudes, le décor de son intérieur permettent de caractériser le personnage, et c'est le dessinateur qui apporte ces éléments. La bande dessinée a la réputation d'être simpliste mais c'est, finalement, un travail plus complexe que l'écriture car elle forme un tout. Les plus grands réalisateurs, ce sont eux qui créent un monde crédible.

 
 
 
 
 



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