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DC Comics VS. Marvel   (paru dans Les Inrockuptibles HS 72)

 

Les deux géants s'affrontent aussi à la télévision, à travers des séries qui reprennent les codes du genre ou qui tentent de les moderniser.

Par Léo Soesanto




Tandis que Marvel triomphe au cinéma et que Batman v Superman, propriété DC, n'est pas encore sorti au cinéma, la situation est plus contrastée du côté des transpositions télé. Spin-off des Avengers sur ABC, la série Agents of S.H.I.E.L.D. (2013) n'est pas le succès massif escompté mais un essai intéressant de lier petit et grand écran. Tout est connecté dans les films Marvel, où les personnages passent faire coucou d'une production à l'autre, et l'idée est de faire de même, avec une série, à travers le S.H.I.E.L.D. : l'agence d'espionnage internationale vouée à garder l'oeil sur les super-héros et toute menace extraterrestre, et apparue pour la première fois dans Iron Man.


L'agent Coulson, sympathique second rôle récurrent des films Marvel et apparemment tué dans Avengers, y est bien vivant. L'idée première de Joss Whedon (cocréateur avec son frère Jed) était un contrechamp humain à Thor et compagnie. L'univers Marvel vu par les vrais gens. Mais Agents of S.H.I.E.L.D. peine en début de première saison à trouver une identité, timide mix entre Alias et Les Experts, et souffre de son budget par rapport aux films. Un crossover avec Thor : le monde des ténèbres ou un cameo de Samuel L. Jackson ou Nick Fury ne sont que des bonus.


Ce n'est qu'au dix-septième épisode que l'on comprend que les scénaristes attendaient les événements et la sortie de Captain America : le soldat d'hiver pour élever les enjeux et faire sortir Coulson et son équipe de barbouzes de leur zone de confort. La seconde saison prolonge le virage dark et se lâche sur les êtres doués naturellement de super-pouvoirs via le concept d'"inhumains". Le terme d'ABC pour "mutants", mot-propriété du studio Fox qui produit les X-Men. Façon de voir à long terme en vue du film Inhumans, prévu par Marvel pour 2019.


La structure classique de série de network d'Agents of S.H.I.E.L.D. (24 épisodes), l'impression (fausse ou non) qu'elle naviguait à vue posent la question du rythme. En 8 épisodes en janvier dernier, Agent Carter était constamment trépidant et stylé - qualités fluctuantes chez Agents of S.H.I.E.L.D. Ce spin-off de Captain America et prequel de S.H.I.E.L.D. met en scène Peggy Carter, espionne et petite amie du héros bleu blanc rouge dont elle pleure la (présumée) mort au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ce qui ne l'empêche pas de botter les fesses des agents russes et de tenir tête à ses collègues misogynes. Entre Mad Men, Katharine Hepburn et Alias, cette mini-série repose sur le charisme d'Hayley Atwell, très à l'aise avec un personnage qu'elle incarnait déjà au cinéma.



La brièveté ainsi qu'un ton plus adulte sont peut-être les clés de Marvel à la télé, c'est-à-dire l'inévitable case Netflix, où elle produit cinq séries (de 13 épisodes) sur des super-héros plus urbains, moins larger than life que les Avengers mais plus dark : Daredevil (le justicier aveugle déjà incarné par Ben Affleck au cinéma), A.K.A. Jessica Jones (une super-héroïne devenue détective privée après un trauma), Luke Cage (un Noir ex-détenu à la peau indestructible), Iron Fist (un expert en kung-fu) et The Defenders (le crossover de rigueur rassemblant les personnages précités).




Les héros traditionnels de DC Comics

Chez DC, il s'agit plutôt d'embrasser pleinement le genre quand Marvel fait paradoxalement la fine bouche avec ses héros trop humains. The CW, la chaîne des gens jeunes et jolis (Gossip Girl, The Vampire Diaries), est devenu leur terre d'accueil depuis Smallville, mais Arrow (2012) est plus ambitieuse avec sa lecture réaliste de Green Arrow, justicier archer qui louche ici un peu sur Batman. Le rythme de 23-24 épisodes est habilement entretenu par des flashs-back qui creusent le personnage-titre : Oliver Queen dans le civil, un milliardaire un peu vain, radicalement changé lorsqu'il fait naufrage dans le Pacifique. Bien écrite et jouée, la série s'ouvre à l'univers DC en accueillant des personnages comme Ra's al Ghul (ennemi juré de Batman) ou Flash, l'homme le plus rapide du monde.


Ce dernier à son propre spin-off depuis octobre 2014, plus léger mais tout aussi bien construit, et qui générera début 2016 un... spin-off sur une équipe de super-héros vus dans Flash mais aussi Arrow. La réponse télé de DC aux Avengers, avant que Zack Snyder rassemble Superman, Batman, Wonder Woman et consort dans un Justice League en 2017.


 

 
 



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