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Le courrier des fans de Strange paru dans le Strange 24 de décembre 1971Strange 24



N'y a-t-il pas un épisode où tous les super-héros et les super-méchants se battent entre eux ? Je voudrais savoir aussi dans quel numéro de Strange il y a l'épisode où commencent les super-héros, et comment ils ont acquis leurs super-pouvoirs ? Comment faites-vous pour avoir les épisodes américains ? Quand vous les avez, les traduisez-vous ? Comment fait Iron Man pour voler ? Pourquoi Daredevil a un costume jaune dans Marvel n. 11? Depuis le premier épisode de l'Araignée je trouve que Steve Ditko s'est amélioré. Pourquoi Peter Parker ne porte plus de lunettes ?

J. C. Janvier - Aubervilliers



Vous nous posez tellement de questions qu'ils nous faudrait deux pages pour y répondre ! Vous avez eu un épisode groupant tous les héros et les super-vilains dans le dernier numéro de Marvel qui vous a fait assister au mariage de Jane et Red. Les origines de Iron Man, de Daredevil et de l'Araignée se trouvent dans le premier numéro de Strange et de Marvel.

Pour voler, Iron Man utilise tout simplement les mini-fusées incorporées à ses bottes. C'est ce qu'il appelle ses jets. Dans Marvel N. 11, il s'agit d'un épisode de l'Araignée, cette histoire étant antérieure à Daredevil, elle a été écrite avant que le costume du super-héros aveugle ne soit modifié. Si vous avez les premiers numéros de Strange vous verrez que D.D. était habillé différemment. Nous pensons que personne ne regrettera les lunettes de Peter Parker. Steve Ditko a dû trouver que ces lunettes étaient une gêne, elles rendaient le visage de Peter moins expressif et de nombreux fans américains ont dû demander comment Peter faisait pour ne pas casser ses lunettes chaque fois qu'il se changeait en Araignée et où il les mettait !

Un grand nombre d'entre vous nous demande comment nous préparons nos journaux et nous profitons de cette lettre pour vous faire un petit exposé sur la bande dessinée !

Nous recevons les illustrés américains, vendus au public et une sorte de photographie en noir et blanc de chaque page. Le traducteur numérote tous les textes de l'illustré, il les traduit et les dactylographie. Nous remettons à un monteur lettriste : les photographies, l'illustré, et la traduction. Il découpe le texte américain, pour  l'enlever, colle la photocopie sur une feuille et écrit le texte français dans les blancs. C'est un travail long et minutieux. Quand les pages sont écrites, elles sont envoyées à la retouche, car si le texte français n'occupe pas la même surface que le texte original, il faut compléter le dessin pour éviter des blancs disgracieux.


Ensuite, tout est envoyé à la photogravure. Là on tire une épreuve, en noir et blanc, et un metteur en couleur va peindre à la main tous les dessins à l'aide de la brochure américaine, quand il y en a. Pour nos premiers numéros, correspondant à des illustrés anciens, nous n'avions pas de modèle ce qui explique certaines erreurs. Le photograveur établit alors quatre films : l'un reproduit le dessin en noir et blanc, les trois autres faits à la main, correspondant aux trois couleurs fondamentales : bleu, rouge et jaune. Ce sont ces films qui sont envoyés chez l'imprimeur. Comme vous le voyez, la fabrication d'un journal est une oeuvre d'équipe dans laquelle chacun a son importance. Quand vous êtes émerveillés par le résultat, pensez un peu à tous ceux qui y ont contribué et dont vous ne connaissez même pas le nom.


 

 



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